понедельник, 17 марта 2014 г.

Chapitre 5 "A la recherche de Mariana" (Transcription)



À l’ambassade du Mexique

     À six heures trente, mon père me réveille. Le petit-déjeuner est prêt. Nous prenons une grande tasse de café bien fort, puis une bonne douche.
     Sept heures trente. Nous partons. J’appelle Sofia.
     – Allô, Sofia, c’est moi, Alexandre. Excuse-moi de te déranger à cette heure... Je suis avec mon père. Il va nous aider, pour Mariana. Il veut te parler...
     – Allô, mademoiselle, je suis le commissaire Beaulieu. Nous sommes à la recherche de Mariana et votre aide peut être utile. Est-ce que nous pouvons passer chez vous ?
     – Oui, naturellement ! j’habite rue Cambronne, au numéro 3. Je vous attends...
     – Ce n’est pas loin de chez moi. Nous arrivons dans dix minutes. Vous pouvez nous attendre devant l’immeuble ?
     – Oui, bien sûr.
     Nous montons dans la voiture de mon père. Il démarre à toute vitesse.

déranger : importuner
loin de : à une grande distance
démarrer à toute vitesse : mettre la voiture en marche, très vite

     – De l’action tôt le matin, c’est parfait pour se réveiller ! s’exclame-t-il.
     Rue Cambronne, nous trouvons Sofia devant la porte de son immeuble. Je fais rapidement les présentations et mon père annonce le plan :
     – Nous allons à l’ambassade du Mexique, vous venez avec nous ?
     Sofia monte dans la voiture et demande :
     – Vous avez des nouvelles de Mariana ?
     – Non. Mais, à l’ambassade, ils savent peut-être quelque chose.

                                          * * *

     À l’ambassade, mon père se présente et demande s’il peut parler à l’ambassadeur. Nous attendons un quart d’heure puis un garde vient nous trouver :
     – Monsieur l’ambassadeur accepte de vous recevoir. Suivez-moi, s’il vous plaît.
     Nous arrivons enfin dans un énorme bureau, devant un homme à l’aspect agréable et ouvert.
     – Bonjour, Monsieur l’ambassadeur. Je suis le commissaire Beaulieu, et voici Sofia, étudiante mexicaine, et mon fils, Alexandre.
     – Qu’est-ce que je peux faire pour vous, monsieur Beaulieu ?
     – Nous recherchons une de vos ressortissantes :

tôt : le contraire de tard
un bureau : la pièce où une personne travaille
un(e) ressortissant(e) : la personne qui vit dans un pays qui n’est pas son pays

Mariana Lopez. Étudiante en médecine. Nous pensons qu’elle est en danger.
     – Mariana Lopez ou Mariana Cruz ? demande l’ambassadeur.
     – Comment ?
     – Nous sommes au courant.
     – Pouvez-vous m’expliquer... ?
     – Mariana Cruz est la fille d’un important producteur de pétrole. Je suis en contact avec son père depuis hier soir, minuit. Son ravisseur réclame deux millions de dollars.
     – Deux millions de dollars ?!
     – C’est énorme, en effet.
     – Que dit son père ?
     – Il va arriver en fin de matinée avec un policier spécialisé dans les kidnappings. Mais vous, commissaire, est-ce que vous avez une piste intéressante ?
     – Eh bien non, Monsieur l’ambassadeur, je suis désolé. Mon fils est un ami de la jeune fille. Il est inquiet pour elle... Si vous avez besoin de mes services, voici ma carte.
     – Merci, commissaire. Mais attention ! pour le moment, cette histoire doit rester secrète.
     – Vous pouvez être tranquille. Au revoir, Monsieur l’ambassadeur.

être au courant : être informé sur quelque chose, savoir
le ravisseur : la personne qui a emmené Mariana de force, qui l’a fait prisonnière, qui l’a séquestrée
la matinée : la partie de la journée qui va de l’apparition du soleil à midi
inquiet : préoccupé

     Nous sortons tous les trois de l’ambassade et nous montons dans la voiture sans parler.
     – On va où ?
     – Chez Mariana. Excepté l’ambassadeur, nous sommes les seules personnes au courant du kidnapping et de la demande de rançon. Nous avons un peu de temps devant nous... Dites-moi, Sofia, qui connaît la véritable identité de Mariana ?
     – Moi, seulement.
     – Et pourquoi vous ?
     – Parce que nous sommes originaires de la même ville, elle et moi. Elle a confiance en moi.

un peu de : une petite quantité de

     – Autre question indiscrète : elle a un petit ami ?
     Sofia me regarde un court instant puis :
     – Non, je ne crois pas. Mais Mariana est très secrète, vous savez.
     – Vous la croyez capable d’ouvrir à un inconnu ?
     – Non, pas elle.
     – Donc, elle connaît la personne qui se trouve en ce moment avec elle !
     – Mon Dieu ! Mais c’est qui ? Tout le monde aime Mariana. Elle n’a pas d’ennemi.
     – Cherchez bien. Un amoureux ? Une rivale ?
     – Non, non, impossible.
      – Donc pour vous, la seule explication, c’est la position du père au Mexique...
     – Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne comprends pas.


un petit ami : la personne qu’on aime d’amour, amoureux
un inconnu : la personne qu’on ne connaît pas
un ennemi : la personne qui déteste quelqu’un et qui veut faire du mal




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