CHAPITRE CINQ
Le reflet dans la vitrine
Chloé arrive au Luxembourg à 18 h 15. Il fait encore jour et la soirée est agréable. Des familles marchent tranquillement vers la sortie du jardin, des amoureux bavardent sur les bancs, les personnes âgées avancent à petits pas, les enfants courent... Seule Chloé est inquiète.
Elle s’approche du terrain de tennis. De jeunes adolescents finissent leur match. 11 est 18 h 25.
Un homme, habillé d’un costume gris clair, vient vers elle. Ils se regardent, puis l’homme passe devant elle sans lui parler. « Ce n’est pas lui. », pense-t-elle.
Chloé tourne la tête. « Mais je rêve ! » Cinquante mètres plus loin, il est là ! Debout, habillé d’un jean et d’une chemise blanche, Pierre regarde les joueurs de tennis frapper dans leurs balles. Il a à la main un grand sac en toile. Là, devant l’entrée des tennis !?
« Ce n’est pas vrai ! Pierre ! C’est donc lui l’auteur des mails ? Non, ce n’est pas possible...! Et cependant...
Un homme, habillé d’un costume gris clair, vient vers elle. Ils se regardent, puis l’homme passe devant elle sans lui parler. « Ce n’est pas lui. », pense-t-elle.
Chloé tourne la tête. « Mais je rêve ! » Cinquante mètres plus loin, il est là ! Debout, habillé d’un jean et d’une chemise blanche, Pierre regarde les joueurs de tennis frapper dans leurs balles. Il a à la main un grand sac en toile. Là, devant l’entrée des tennis !?
« Ce n’est pas vrai ! Pierre ! C’est donc lui l’auteur des mails ? Non, ce n’est pas possible...! Et cependant...
un reflet : image qui se reproduit (d'une manière plus ou moins exacte) dans un miroir, dans une vitrine...
bavarder : parler tranquillement
une personne âgée : une personne qui est vieille
bavarder : parler tranquillement
une personne âgée : une personne qui est vieille
Copenhague était donc un alibi ? Et son opposition à mon travail si violente ! »
Chloé a des difficultés à assimiler ce qui se passe. Ce comportement ne « colle » pas à l’image de son ami. Mais il explique tout : les messages, les photos déposées chez la gardienne -Pierre connaît l’adresse de Chloé, évidemment-, son conseil d’aller aux objets trouvés... Il l’a suivie pendant tout ce temps ! Tous les événements de ces derniers jours se clarifient dans la tête de Chloé. « Et moi qui pensais que c’était mon ami ! »
Chloé s’approche de Pierre.
- Tu es complètement fou ! Comment tu peux me faire ça, à moi, ton amie ? Et toi qui me parlais d’éthique dimanche soir ! Toi qui étais choqué par mon travail ! « Ce n’est pas éthique, Chloé ! » Ton éthique ! Mais quelle éthique ? Hein ? Tu peux me le dire ? Me suivre, me faire peur, me harceler !
- Chloé ? Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu cries comme ça ? De quoi tu parles ? Calme-toi, voyons !
- Me calmer ? Mais tu te moques de moi ? Je ne veux plus te voir, tu m’entends ?
- Tu as entendu mon message sur le répondeur ?
- Bien sûr, et j’ai reçu tous tes mails !!! Tu me dégoûtes.
- Mais enfin, est-ce tu peux...
Chloé a des difficultés à assimiler ce qui se passe. Ce comportement ne « colle » pas à l’image de son ami. Mais il explique tout : les messages, les photos déposées chez la gardienne -Pierre connaît l’adresse de Chloé, évidemment-, son conseil d’aller aux objets trouvés... Il l’a suivie pendant tout ce temps ! Tous les événements de ces derniers jours se clarifient dans la tête de Chloé. « Et moi qui pensais que c’était mon ami ! »
Chloé s’approche de Pierre.
- Tu es complètement fou ! Comment tu peux me faire ça, à moi, ton amie ? Et toi qui me parlais d’éthique dimanche soir ! Toi qui étais choqué par mon travail ! « Ce n’est pas éthique, Chloé ! » Ton éthique ! Mais quelle éthique ? Hein ? Tu peux me le dire ? Me suivre, me faire peur, me harceler !
- Chloé ? Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu cries comme ça ? De quoi tu parles ? Calme-toi, voyons !
- Me calmer ? Mais tu te moques de moi ? Je ne veux plus te voir, tu m’entends ?
- Tu as entendu mon message sur le répondeur ?
- Bien sûr, et j’ai reçu tous tes mails !!! Tu me dégoûtes.
- Mais enfin, est-ce tu peux...
un alibi : moyen de défense qui permet de prouver
qu'on était dans un autre lieu quand il y a un crime, un vol...
harceler : voir note « le harcèlement »
se moquer
de (quelqu’un) : rire de
quelqu’un
dégoûter : provoquer une répulsion, répugner
Pierre n’a pas le temps de finir sa phrase, Chloé est déjà loin.
Arrivée chez elle, Chloé éclate en sanglots. C’est trop injuste ! Comment Pierre a-t-il pu la trahir ? Elle ne peut pas arrêter de pleurer. Elle pense à Sophie, elle veut l’appeler mais elle se sent incapable de parler.
Arrivée chez elle, Chloé éclate en sanglots. C’est trop injuste ! Comment Pierre a-t-il pu la trahir ? Elle ne peut pas arrêter de pleurer. Elle pense à Sophie, elle veut l’appeler mais elle se sent incapable de parler.
Peu à peu, elle se calme. Elle décide de prendre une douche. Après, elle se sent un peu mieux. Elle va écrire un mail à Sophie pour lui donner un rendez-vous demain puis elle ira se coucher.
Elle s’installe à son ordinateur : 1 message reçu.
Une dernière photo apparaît sur l’écran. Une photo d’elle et de Pierre devant les tennis, cet après-midi.
Elle s’installe à son ordinateur : 1 message reçu.
Une dernière photo apparaît sur l’écran. Une photo d’elle et de Pierre devant les tennis, cet après-midi.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne comprends rien ! Je suis folle ou quoi !? Il était là, au rendez-vous, devant les tennis ! C’était bien lui ! Mais il n’a pas pu prendre la photo ! J’étais avec lui ! Oh la la... Mais si ce n’est pas Pierre... »
Elle se précipite sur le téléphone.
- Oh, Pierre, excuse-moi. Je vais tout t’expliquer. Tu as sûrement pensé que j’étais folle, cet après-midi.
- Je n’ai pas voulu te suivre parce que je ne savais pas quoi dire... mais, c’est vrai, je ne comprends pas ce qui t’arrive...
Elle se précipite sur le téléphone.
- Oh, Pierre, excuse-moi. Je vais tout t’expliquer. Tu as sûrement pensé que j’étais folle, cet après-midi.
- Je n’ai pas voulu te suivre parce que je ne savais pas quoi dire... mais, c’est vrai, je ne comprends pas ce qui t’arrive...
éclater en sanglots : pleurer très fortement et brusquement
trahir : abuser de la confiance de quelqu'un, tromper
Chloé raconte enfin à son ami tout ce qui s’est passé pendant son absence : toute l’histoire, les messages, l’enveloppe laissée chez la gardienne, le commissariat, le dernier message avec le rendez-vous. Elle s’excuse à nouveau. Elle est confuse. Elle a cru qu’il était coupable. Mais que pouvait-elle penser d’autre quand elle l’a vu à l’endroit précis du rendez-vous et à l’heure prévue ?
Pierre comprend. Pierre, le vrai Pierre, comprend toujours. Il lui explique qu’il est rentré plus tôt du Danemark et qu’avant d’aller chez lui, il est passé par le jardin Luxembourg pour se relaxer. Un hasard ! Puis il lui propose de monter la voir, si elle n’est pas trop fatiguée, pour parler de tout cela calmement. Chloé accepte immédiatement. Elle a retrouvé son ami, elle n’a plus peur.
***
Quand Pierre arrive, Chloé le reçoit avec un grand sourire triste. Elle lui montre les mails et les photos de l’inconnu.
- Comment a-t-il pu avoir mon adresse ? demande Chloé.
- Eh bien, dans ton agenda ! Tu m’as dit qu’il y avait ton agenda dans ta sacoche !
- Mais oui, bien sûr ! Que je suis bête ! Et mon adresse mail aussi.
- Tout cela veut dire qu’il t’a suivie pendant cinq jours.
- Peut-être qu’en ce moment il sait que tu es là ! On va retourner au commissariat !
- Montre-moi encore les photos.
- Lesquelles ?
- Toutes. Mais surtout les photos qu’il a prises. Il y a peut-être un détail, une logique, une piste, je ne sais pas...
- Mais comment il a su que tu rentrais aujourd’hui de Copenhague ?
- Il ne pouvait pas le savoir. Quand il m’a vu avec toi devant les tennis, il a pris la photo et il est parti.
- Tu vois quelque chose sur les photos ?
- Non, rien... Si ! là, il y a quelque chose... Chloé, regarde cette photo.
- C’est quand je suis allée aux objets trouvés.
- Ce n’est pas un homme.
- Euh... qu’est-ce que tu veux dire ?
- L’inconnu, ce n’est pas un homme. C’est une femme.
- Une femme ?
- Regarde le reflet dans la vitrine. C’est une femme !
Pierre comprend. Pierre, le vrai Pierre, comprend toujours. Il lui explique qu’il est rentré plus tôt du Danemark et qu’avant d’aller chez lui, il est passé par le jardin Luxembourg pour se relaxer. Un hasard ! Puis il lui propose de monter la voir, si elle n’est pas trop fatiguée, pour parler de tout cela calmement. Chloé accepte immédiatement. Elle a retrouvé son ami, elle n’a plus peur.
***
Quand Pierre arrive, Chloé le reçoit avec un grand sourire triste. Elle lui montre les mails et les photos de l’inconnu.
- Comment a-t-il pu avoir mon adresse ? demande Chloé.
- Eh bien, dans ton agenda ! Tu m’as dit qu’il y avait ton agenda dans ta sacoche !
- Mais oui, bien sûr ! Que je suis bête ! Et mon adresse mail aussi.
- Tout cela veut dire qu’il t’a suivie pendant cinq jours.
- Peut-être qu’en ce moment il sait que tu es là ! On va retourner au commissariat !
- Montre-moi encore les photos.
- Lesquelles ?
- Toutes. Mais surtout les photos qu’il a prises. Il y a peut-être un détail, une logique, une piste, je ne sais pas...
- Mais comment il a su que tu rentrais aujourd’hui de Copenhague ?
- Il ne pouvait pas le savoir. Quand il m’a vu avec toi devant les tennis, il a pris la photo et il est parti.
- Tu vois quelque chose sur les photos ?
- Non, rien... Si ! là, il y a quelque chose... Chloé, regarde cette photo.
- C’est quand je suis allée aux objets trouvés.
- Ce n’est pas un homme.
- Euh... qu’est-ce que tu veux dire ?
- L’inconnu, ce n’est pas un homme. C’est une femme.
- Une femme ?
- Regarde le reflet dans la vitrine. C’est une femme !
béte (fam.) : pas intelligent, stupide, idiot

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