воскресенье, 13 мая 2012 г.

Hélène Richard-Favre: Nouvelles de rien



Hélène Richard-Favre

Trottoirs

On déplore, autour de moi, que je fouille les corbeilles à papier de la ville. Pourquoi?

Je ne comprends pas. Je pourrais aussi bien manger des bonbons toute la journée ou fumer du matin au soir, où est le problème?

On me reproche ou, dans le meilleur des cas, on regrette que je me livre à cette activité, pour calmer mon angoisse, d'autres comportements seraient plus opportuns, estime-t-on.

Comment sait-on toujours mieux que l'autre ce qui est bon et sain pour lui? Je m'étonne. J'ai trouvé cette pratique, j'en suis relativement satisfaite et on veut me persuader du contraire.

J'avais tout pour être heureuse, je l'ai été et soudain, sans crier gare, le malheur m'a frappée. Désormais dans la rue à hanter les trottoirs et surtout leurs corbeilles à papier, je navre l'entourage.

Pourtant, parfois, d'amusants divertissements s'offrent à moi! Celui, par exemple, de surprendre quelques bribes de conver­sation entre passants!

Hier, deux jeunes filles péroraient sur les hommes, lesquels leur conviendraient, ce qu'elles en attendaient, donc ce qu'ils leur offriraient, ignorant tout de ce que leur réserverait l'avenir, n'envisageant bien sûr que l'amour.

L'une ne le concevait qu'à travers ses besoins propres, tandis que l'autre le souhaitait empreint de valeurs morales auxquelles son interlocutrice demeurait parfaitement étrangère.

Moi j'ai connu l'amour! Le grand qu'on dit vrai! Et pour avoir vécu le bonheur et l'avoir perdu aussi, je sais donc bien comment les projections ne se réalisent pas forcément comme on le prévoyait!

A quarante-cinq ans, je suis clocharde, que deviendront ces pimbêches?

La question se pose quand on n'a plus l'être aimé près de soi. Et ces deux jeunes verront bien une fois rencontré l'amour, comme sa durée est aléatoire alors même qu'il était parfait.

Car elles ont bien envisagé les désagréments que leur réserverai­ent d'éventuelles relations parallèles que leurs hommes entre­tiendraient. Mais il y a mille manières de les perdre sans qu'ils passent obligatoirement entre les mains ou les bras d'une autre! Moi, c'est le lac qui m'a pris mon mari. En quelques secondes il s'est noyé, mon bonheur avec lui.

N'est-ce pas assez désespérant pour donner envie de fouiller les corbeilles à papier? Sinon, qu'on m'explique où ça mènerait!

A  la dépression?  Au  suicide? Mon  activité  n'est-elle pas préférable, aussi médiocre et vile soit-elle?

Car si, dans le fond de ces corbeilles, les déchets se trans­forment en mille trésors ravissant ma solitude, pourquoi y renoncerais-je?

                                                                                                                               

Le 3 juin

Monsieur Randeau ne veut plus que je lui rende visite.

Hier, comme d'habitude, nous avons parlé de sa fille, il m'a prise dans ses bras, a un peu pleuré et soudain m'a rejetée loin de lui en hurlant que je m'en aille, que jamais plus je ne revienne le voir et que je m'arrange pour ne plus jamais, non plus, le croiser dans notre immeuble.

Je l'ai quitté, incapable de comprendre ce qui lui arrivait. Bien sûr, il est malheureux, il souffre terriblement de la mort de sa fille et de sa femme, mais pourquoi s'en prendre ainsi à moi?

Il me répétait toujours à quel point mes visites le réconfortaient, que j'étais sa fille, et toujours il insistait pour que je revienne.

J'allais souvent chez lui l'écouter me parler de Madame Randeau et d'Anne-Lise.

Je croyais aussi qu'à revivre ses souvenirs avec moi, il reprendrait courage, il était si seul, son fils ne venait que rarement le voir. Et dans l'immeuble, personne ne s'occupait de lui, aucun ne lui parlait. On ne l'aimait pas.

Dans ma famille non plus, on ne l'appréciait pas. On ne comprenait pas ce que j'allais faire chez lui.

Chaque fois que je venais, il me demandait de me déshabiller et de revêtir une robe d'Anne-Lise. Il me regardait, longtemps, me prenait dans ses bras et pleurait.

Peu à peu, aussi, il s'était mis à m'appeler Anne-Lise. J'acceptais, il était si gentil avec moi. Il me répétait toujours à quel point j'étais bonne et douce, alors j'étais contente.

Ici, on me-critique tout le temps, on me dit que je suis trop rêveuse, qu'on ne pourra rien faire de bon avec moi.
C'est ce que vous avez aussi pensé de moi, finalement, Monsieur Randeau?



Mon histoire

Elle est simple, semblable à beaucoup d'autres.

J'avais vingt ans, j'ai rencontré l'amour qu' on dit unique mais impossible.

Envers et contre tout, incapable d'y renoncer, je l'ai fait vivre, il est devenu mon mal, j'ai risqué la folie.

On tentait de m'apaiser: j'oublierais, je rencontrerais un homme, j' avais encore le temps et puis, «tout passe», je devais être patiente! Oui.

Aujourd'hui, je fête mes quarante ans, on me promet toujours le bonheur.



Mike 
Comme d'habitude, ce soir, il devait retrouver Mathieu, Martine ou un collègue de bureau et je me suis détestée. J'ai pensé que ma tête n'était pas la bonne, en tout cas pas celle qui convenait pour le retenir, alors j'ai commencé à me couper un peu les cheveux et constatant le résultat, j'ai continué jusqu'à l'échec. Comment me montrerai-je désormais à mon entourage sans craindre de l'effrayer? Tant pis, je trouverai des explications. Ma coiffeuse aura été importunée par un individu armé ayant fait une très soudaine et inattendue irruption dans le salon, ce qui l'aura mise dans un état de panique tel qu'elle en aura complètement perdu le contrôle de sa paire de ciseaux, devenue folle et erratique. Je ne lui en voulais pas, elle avait eu la peur de sa vie et moi aussi d'ailleurs! Donc j'attendrais patiemment que mes cheveux repoussent et elle m'offrirait la prochaine coupe pour se faire pardonner. Ça passera. Mais Mike? Lorsqu'il me trouvera dans cet état, ne risque-t-il pas de deviner ce qui s'est réellement passé et de douter des mésaventures de ma coiffeuse? Me redira-t-il alors pour la énième fois combien il est gêné, confus que je sois pareillement attachée à lui? Si amoureuse qu'il s'en veut?

«De quoi?» lui demanderai-je, enfin déterminée à le quitter. Comme toujours il répondra «de ne pas t'aimer comme tu le mérites!»

Et cette fois, sans plus hésiter, je lui demanderai ce que ce verbe a à voir avec l'amour. Et j'ajouterai encore, si possible en lui souriant et en lui prenant tendrement la main dans la mienne, que moi non plus je ne l'aime pas comme je le devrais.

Intrigué, il réagira. Il me demandera ce que je lui dois. «L'amour, le véritable amour!» Agacé ou irrité, il rétorquera que décidément il ne comprend rien aux femmes et pour une fois, je serai d'accord avec lui!


Les cendres

Dieu la fit belle et lui donna de nombreux admirateurs, sauf un qui l'envoya au diable.

Fier d'accueillir une créature divine, le diable n'eut de cesse de l'entourer, la protéger, la soigner et l'assurer d'une amitié qui serait fidèle, constante et indéfectible, jusqu'au jour où Dieu, irrité de tant de soins fallacieux, se mit en quête de la retrouver.

Non violent de nature, il ne songeait à agresser le diable qui, instantanément aurait saisi l'occasion de montrer combien son ennemi de toujours était mauvais et aussi peu enclin que lui, finalement, à la bonté réelle. Ainsi Dieu attendit-il patiemment l'opportunité de rouvrir les portes de Son paradis à la belle.

L'occasion se présenta. Dieu, par un de ces miracles dont il a le secret, se trouva parmi les hôtes que le diable avait conviés en l'honneur et pour l'amour de sa protégée. Dieu l'aima.

Le diable, fasciné par le talent de son invité, lui proposa, contre quelque avantage bien sûr, de lui laisser la belle. Dieu accepta et le diable fut heureux de la bonne affaire.

Cependant, il apprit le nom de cet amant chevronné: fou de rage, il se jeta dans le foyer qu'il avait allumé en l'honneur de ses hôtes.

Des flammes aujourd'hui éteintes, restent encore quelques traces. Les Cendres*, que l'on célèbre toujours en mémoire de celui, dont le geste fatal a pu être considéré comme conséquent à l'amour que Dieu lui avait ravi.

* В первый вторник великого поста католики отмечают День Пепла




Mercredi

Il est venu aujourd'hui à la parfumerie. Il portait un manteau noir seyant. Il m'a saluée en souriant et m'a proposé de déjeuner mercredi aux «Mouettes» ou au «Berezina».

Il me confirmerait l'heure et le lieu, mais voulait s'assurer que le jour me convienne.

Il n'est pas resté longtemps, a regardé quelques parfums et a trouvé le magasin bien arrangé. Puis il est parti et m'a fait un signe de la main par la vitrine. Il semblait ému. J'ai vingt-trois ans demain, il est veuf depuis ce temps-là.

Ma mère est morte peu de temps après avoir retrouvé mon père, un soir, par hasard, au bar d'un hôtel où elle séjournait. Mon père y avait rendez-vous avec un ami, finalement ja­mais venu. Heureux d'y avoir rencontré ma mère, il lui déclara un amour qu'il avait, lui dit-il, toujours maintenu secret. Elle ne le crut pas. Désireux de lui prouver le con­traire, il entreprit alors une cour incessante, en vain: ma mère était mariée et ne voulait rien savoir de lui. Ne supportant plus son refus, il la prit de force, chez elle. Puis, exhibant un pistolet, il lui avoua un désarroi total face à la vie. Ma mère lui retira l'arme des mains, une balle partit et l'atteignit à la gorge.

Transportée d'urgence à l'hôpital, elle ne survécut que quelques mois à ses blessures et apprit qu'elle allait être mère. Tout fut mit en œuvre pour sauver le fœtus, je dois ma vie à la médecine.
Mon père s'est occupé de moi les premiers temps, puis m'a confiée à une tante. Hier, elle a souhaité que je rencontre le mari de ma mère.

C'est avec lui que je déjeune mercredi.


Gertrude

Ils m'avaient tous prédit qu'elle ne reviendrait pas. Ce soir je l'ai revue, plus belle que jamais.

- Elle ne t'aime plus, répétaient-ils en chœur. Elle a trouvé mieux que toi!

C'était mal la connaître. Gertrude est une fille bien, une femme fidèle, ne cessais-je de leur dire à tous.

- Alors, pourquoi t'a-t-elle quitté? me lançaient-ils comme par défi.

- Elle est partie, c'est différent.

- Pour qui?

- Pour suivre sa vocation.

- Et tu la crois?

Et ils riaient et me plaignaient. J'étais naïf, il ne fallait jamais faire confiance à une femme.

Ce soir, ils ont compris que Gertrude m'aimait.

Ils ont même admis qu'elle était belle.


L’appartement

- Je sais qu'ils me veulent du mal. Je les entends, la nuit, parler de moi. Ils disent que je suis laide et vieille. Ils voudraient me voir disparaître. De quelle manière? Ils en ont évoqué plusieurs mais encore décidé d'aucune. Tant qu'ils cherchent je suis tranquille, enfin, relativement, vous comprenez? Mais le jour où ils en auront déterminé une, tout sera fini, ici, pour moi. Je devrai déménager ou alors ils me tueront.

Oui. Ils agissent, eux, ils ne discutent pas.

Si seulement je pouvais partir — à leur insu, car ils me surveillent en permanence, je peux vous l'assurer — je serais hors de danger mais je suis trop faible et si âgée... Et je n'ai personne pour m'aider à fuir cette maison désormais maudite.

Demain, je les croiserai dans l'escalier et pourrai déjà reconnaître sur leur visage, les signes de la joie avec laquelle ils occuperont mon appartement.

Je ne supporterai pas.

- Madame Alfi, vous devriez vous reposer.

- Avec eux?

- Non...

- Je ne vous comprends pas.

- Vous êtes fatiguée.

- Il y a de quoi!

- Madame Alfi, vous êtes malade.

- Et eux?

- Non.

- Qu'en savez-vous?

- Vous êtes seule, dans la chambre et personne ne vous veut de mal. Ici, on vous soigne.


                                   La vie

Il faisait froid, ce samedi, très froid. Il était seul, il m'a parlé de lui, je l'ai suivi.

Ensuite, il a pensé à l'autre et l'autre, je l'ai rejoint aussi.

Parfois la vie est simple.

Ils étaient tristes tous les deux, leurs femmes étaient parties. L'une s'était remariée, pas l'autre, elle grossissait.

La vie était dure pour eux, pour moi aussi. Alors on s'est dit que de la passer ensemble nous aiderait.

Vingt ans nous lieront bientôt, d'amitié et plus si nécessaire.

La vie peut aussi être belle.


Judith

Je l'ai connue dans un grand magasin. D'emblée, elle m'a plu. Je l'observais servir des clients, j'ai vu qu'elle me regardait, je me suis approché d'elle. Je n'avais rien à lui acheter, alors je lui ai souri. Une semaine plus tard, j'ai eu très envie de la revoir. Je suis retourné à son rayon, elle m'a reconnu.

Flatté, je lui aurais immédiatement proposé un rendez-vous mais je me suis ravisé.

C'était trop tôt. Dailleurs, si je l'apercevais à nouveau, je me montrerais plus réservé, je devais me contrôler tant que j'ignorais ce qu'elle pensait de moi. Et comment le savoir?

- Elle te le fera comprendre, m'assurait Jacques.

- A quoi?

- Tu verras, tu n'hésiteras plus une seconde!

Hier je suis passé devant Judith sans la regarder, elle m'a hélé! Faussement surpris, je suis allé vers elle, nous avons échangé quelques mots puis elle m'a proposé de la retrouver une heure plus tard au bar du magasin.
J'y suis arrivé très en retard, elle m'attendait!


Ce jour-là

Nous nous promenions, mon père et moi, notre avenir le préoccupait.

Avant sa mort, ma mère avait souhaité qu'il retrouve une femme. Il en avait rencontré une qui l'avait quitté trois semaines plus tard.

Je n'avais pas eu l'impression que cette liaison l'avait marqué. Il n'avait laissé transparaître aucun sentiment particulier à l'égard de la femme. En réalité elle lui avait plu et il supportait mal de l'avoir perdue. Pourtant, que représentaient trois semaines dans la vie d'un homme? Justement, il voulait me l'expliquer.

J'avais compris, apaisé, il m'avait prise dans ses bras.

Depuis ce jour-là, mon père a connu d'autres femmes mais nous ne vivons toujours que les deux ensemble.

Ma mère me manquait-elle, m'a-t-il demandé hier?


Près de la rivière

- Pouvez-vous nous raconter ce qui s'est passé?
- Nous nous embrassions, elle s'est mise à pleurer et m'a demandé de la jeter à l'eau. J'ai cru que c'était pour rire.
- Elle pleurait cependant...
- Oui, mais j'ai refusé! Elle a demandé pourquoi, je n'ai pas su que lui répondre, alors elle a sauté.
- Et vous?
- Aussi. Mais elle s'est débattue.
- Et noyée.
- Oui.
- Suivez-nous.
- Je ne suis pas coupable, je l'aimais!
- Raison de plus!
- Où m'emmenez-vous, je ne l'ai pas tuée.
- Vous ne l'avez pas sauvée.
- Elle voulait mourir, est-ce un crime?

Oscar Wilde

Je me souviens du premier, il était tendre! Je l'aimais bien mais je ne l'ai pas aimé d'amour. Lui non plus, bien sûr, je me prostituais.
On me demandait souvent pourquoi je passais ma jeunesse ainsi. Je répondais que j'avais ce métier dans le sang, hérité de ma mère, que mon père buvait, me battait ou alors que j'étais orpheline depuis l'âge de quatre ans ou aussi que mon frère avait un jour décidé de me vendre à ses copains puis à d'autres hommes, que j'avais ma famille à nourrir, mon père étant au chômage, ma mère ne pouvant subvenir seule à nos besoins, bref, les explications ne me manquaient jamais. Certains y croyaient, d'autres pas, peu m'importait, après tout, en quoi ma vie pouvait-elle les intéresser, ils venaient me trouver pour eux, pas pour moi!
Un ou deux clients m'avaient même proposé le mariage, prêts à abandonner femme et enfants pour m'épouser! Je riais, ils n'appréciaient pas. Comment osais-je laisser passer la chance de ma vie?
«Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder». Oscar Wilde, vous connaissez?

C'est un homme qui m'avait cité cette phrase en m'abordant. Je l'ai retenue. L'homme, non.


Mes oiseaux
Permettez-moi de m'adresser à vous en tant qu'ancienne assis­tante, Cher Docteur, plutôt qu'en éventuelle future patiente.
Si je vous écris ce soir, c'est parce que je me sens un peu seule. Depuis que je vous ai quitté, j'ai déjà changé trois fois d'emploi. Celui que j'occupe actuellement me convient bien parce qu'on me laisse tranquille. Comme vous le savez, depuis ma rupture avec Maurice, je n'ai plus eu de relations avec d'autres hommes. Cependant, comme je supportais mal la solitude, je me suis acheté des perruches. Elles étaient si mignonnes que je m'en suis offert d'autres et des canaris aussi. Maintenant j'en ai vingt-deux. Mon appartement est une véritable volière mais je m'y sens à l'aise.
Mes oiseaux me parlent, vous savez et quand je les appelle, ils me répondent! Il y a Bella, Pulcinella, Mignonne, Bibille, Jolie, Frimette — elle est un peu prétentieuse — , Petit — c'est simple mais nous ne cherchons pas l'originalité à tout prix — , Coquin, bref, je ne vais pas vous énumérer tous leurs prénoms! Je vis en tout cas en parfaite harmonie avec eux!
Je n'attends rien de spécial de leur part, juste un petit signe, une marque d'affection! Et j'ai tant de plaisir à les contempler, les observer manger, boire, s'amuser. Vous n'imaginez pas à quel point je m'enrichis. Ils m'apportent autant qu'un homme, suis-je anormale?
Mes oiseaux sont toujours gentils, toujours heureux, jamais ils ne me reprochent quoi que ce soit. Je n'ai pas non plus l'impression de les ennuyer ni de les gêner, je ne me sens pas de trop comme cela m'est si souvent arrivé avec des hommes. Oh, je ne prétends pas en avoir eu beaucoup, mais Maurice m'a souvent fait comprendre que j'étais «casse-pieds», comme il disait toujours. Il se plaignait que je sois toujours «dans ses pattes». Il avait encore le culot de se prendre pour un animal, comme si les animaux traitaient ainsi les personnes qui s'occupent d'elles. Mes oiseaux sont bien plus affectueux avec moi qu'aucun homme n'a pu l'être!
Cependant, il est évident que parfois on aurait tout de même envie d'une présence humaine à ses côtés, d'une personne qui vous dise «je t'aime», un peu comme au cinéma. Mais ça ne se commande pas, ça se rencontre!
Et si je rencontrais quelqu'un qui n'aime pas les oiseaux?




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