суббота, 29 марта 2014 г.

Chapitre 2 "Une coup de foudre" (Transcription)




Coup de foudre

     Dix minutes plus tard, nous prenons le métro et nous descendons à deux pas de la Sorbonne. Nous entrons dans le restaurant et nous nous installons à une petite table.
     – Tu prends quoi ?
     – Euh... je ne sais pas... une salade et un thé.
     – Moi, un jus d’orange, une salade et une tarte aux pommes. Alors, qu’est-ce que tu penses de la fac ?
     – Je suis contente. L’ambiance est bonne et les gens sont très aimables avec moi. C’est génial !
     – Tu habites loin de la fac ?
     – Au 7 de la rue Bréa. L’appartement est petit mais il est sympa. Et toi ?
     – Moi je suis à deux stations de métro. C’est pratique ; mais mon studio est minuscule, imagine : 15 m2 ... Et les étudiants, tu les trouves comment ? 

un coup de foudre : une manifestation immédiate de l’amour
La Sorbonne : la célèbre université parisienne
très : extrêmement.

     – Euh, en réalité, je ne connais personne.
     – Sauf moi !
     – C’est vrai !!! Ah si, je peux dire une chose sur la classe : je trouve qu’il y a beaucoup de garçons !
     – Tu as raison. Trop, non ?
     – Toi, au moins, tu dis ce que tu penses ! dit Mariana.
     Je plaisante... Ils sont sympas...
     – Oh ! s’exclame Mariana. Il est une heure dix. Je dois partir, je vais être en retard.
     Elle se lève et moi, le timide, brusquement je prends sa main !!!
     – Mariana... on se voit demain ?
     – Oui... en cours.
     – N-non... Je veux dire... après... On peut aller au cinéma, si tu veux ?
Mariana retire sa main et me dit d’un ton un peu froid :
     – On se connaît depuis une heure, tu vas un peu vite Alexandre, non ?
     Rouge comme une tomate, sans la regarder, je dis simplement :
     – Excuse-moi, Mariana. Je suis désolé !
     – Ce n’est pas grave. Bon, à demain et merci.

je ne connais personne : je ne connais pas un seul étudiant
trop : une quantité excessive (de garçons)
je plaisante : je ne parle pas sérieusement

     Je la regarde partir. Mon cœur bat très fort. Elle ne se retourne pas. Je suis un vrai imbécile ! D’habitude, je ne parle pas de cette manière aux filles. C’est curieux : j’ai l’impression de la connaître depuis longtemps. Je me sens bien avec elle.
     Je la regarde s’éloigner. Mariana n’est pas comme les autres : elle n’est pas belle au sens classique, mais intéressante ; pas coquette mais ultra féminine. C’est surtout à cause de ses yeux, je crois : doux, curieux et intelligents ; déterminés aussi. Il y a comme une énergie spéciale en elle.
     Mais une chose est sûre : je l’aime.
          
                                               ***
battre : palpiter
se retourner : regarder derrière
d’habitude : d’une manière générale
longtemps : un long espace de temps
s’éloigner : partir
doux : agréable, contraire de dur 

     Les jours passent. Mariana et moi, on se voit à la fac mais on se parle à peine. En réalité, elle parle bien le français et elle n’a pas besoin de moi.
     De temps en temps, je lui demande : « Salut, Mariana, tout va bien ? » « Oui, oui, me répond-elle, tout va très bien, merci, Alexandre. »
     Mariana ne m’évite pas, non, mais elle ne me laisse pas entrer dans sa vie. Je préfère ne pas forcer les choses.

                                         ***

     L’autre jour, surprise ! Après le cours, elle vient me trouver, elle est très gaie.
     – J’organise une petite fête. Tu veux venir ?
Elle m’invite ?! Moi ? Mais c’est génial !
     – Bien sûr ! C’est quand ?
     – Samedi prochain. Dans un bar, près du Châtelet. À vingt et une heures, ça te va ?
     – Parfait. Et cette fête, c’est en l’honneur de quoi ?
     – Mon anniversaire. Alors, à samedi.
     Puis, à ma grande surprise, elle m’embrasse sur la joue, avant de disparaître.
     Je reste immobile, au milieu de l’amphi. Mariana m’invite à une fête ! Je suis heureux !!!

avoir besoin de : voir la nécessité, l’utilité (d’avoir quelque chose)
de temps en temps : à des intervalles de temps plus ou moins longs et irréguliers
gaie : très contente
embrasser : mettre ses lèvres sur les lèvres ou 
la joue: la partie du visage entre le nez et l’oreille de quelqu’un

     Et puis, brusquement, l’angoisse ! Un cadeau. Je dois faire un cadeau à Mariana ! Mais quoi ? Des fleurs ? Trop banal. Un parfum ? Trop personnel... Un bijou ! Voilà, c’est ça ! Mais quel bijou... ? SOS, Coline.
     Je compose le numéro de ma sœur.
     – Allô, Coline, c’est moi. Tu as un moment ?
     –Trente secondes, Alexandre, je suis au travail.
     – Imagine : c’est ton anniversaire. Un garçon, qui est amoureux de toi -mais tu ne le sais pas-, t’offre un bijou. Qu’est-ce qu’il t’achète ?
     – Euh... je ne sais pas... euh... un collier. Un collier un peu moderne mais discret. C’est joli avec un T-shirt, en été...
     – Un collier ? C’est une super idée. Merci, Col, tu es adorable, je t’embrasse.

l’angoisse : la forte anxiété
un bijou : le petit objet qu’on porte comme ornement (aux doigts, au cou, aux oreilles)



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