четверг, 13 марта 2014 г.

Chapitre 6 "Quelle histoire!!!" (Transcription)


Quelle histoire !!!

     Nous arrivons chez Mariana. La porte est fermée mais mon père l’ouvre facilement avec son passe-partout.
     – Regardez !!! s’exclame Sofia.
     Sur le miroir, il y a un nouveau message : « 2 millions de dollars avant 48 heures. »
     – Qu’est-ce que ça signifie ?
     – C’est simple, répond mon père. Ça veut dire que quelqu’un nous observe !
     – Mais qui ?
     – C’est la question ! Et je vais trouver la réponse. Vous, vous restez là... Surtout, n’allumez pas de lampes et ne regardez pas par la fenêtre, d’accord ? Moi, je vais faire un tour...

* * *

Dans sa voiture, le commissaire Beaulieu prend des jumelles et les cache sous son imperméable.

un passe-partout : la clé spéciale qui peut ouvrir différentes portes
faire un tour : se promener; ici, pour trouver un indice
des jumelles : l'instrument de vision (plus petit qu’un télescope) qu' il permet
de voir loin
cacher : dissimuler, ne pas montrer

     Il entre de nouveau dans l’immeuble et monte les escaliers; il passe devant la porte de Mariana, monte deux étages supplémentaires et sonne à une porte. Un homme, 50 ans plus ou moins, ouvre brusquement.
     – Qu’est-ce que vous voulez ? demande-t-il d’un ton peu aimable.

     – Police, dit Beaulieu. Désolé de vous déranger. C’est très important. Je peux entrer ?
     L’homme, contrarié, laisse entrer le commissaire.
     – Cette fenêtre... elle donne sur la rue ?
     – Oui.
     Beaulieu se met près de la fenêtre, derrière les rideaux et observe l’immeuble d’en face. Il se concentre sur les fenêtres des pièces qui paraissent inoccupées. Brusquement, il a une idée. Il appelle son fils :
     – Alexandre, c’est moi. Écoute : tu vas allumer le salon et te promener à l’intérieur, pour faire croire que tu cherches quelque chose. D’accord ?
     – D’accord.
     Beaulieu recommence son observation. Enfin, un rideau bouge au quatrième étage. Il voit une silhouette derrière le rideau, un bras et... oui, c’est ça, des jumelles !
     « Il n’y a pas de temps à perdre », se dit Beaulieu.
     – Merci pour tout, dit-il à l’homme et il part.

un rideau : la pièce de toile fixée à une fenêtre pour décorer la maison et atténuer la lumière 
allumer : faire fonctionner une lampe pour donner de la lumière
bouger : se déplacer

     Beaulieu est dans la rue, son portable à la main.
     « Allô, unité centrale, ici Beaulieu. Appel d’urgence. Je suis au 7 de la rue Bréa. J’ai besoin de trois voitures de police. Deux pour bloquer la rue, et une autre devant l’immeuble. Dans dix minutes exactement. »
     Puis il appelle son fils.
     – Des voitures de police vont arriver d’un moment à l’autre. Ne bougez pas et n’ouvrez pas les fenêtres !

     Il met en marche le chronomètre de sa montre et court jusqu’à l’immeuble d’en fac; là, il regarde sa montre : « Dans cinq minutes, ils sont là ! » Il entre dans l’immeuble. Il est seul dans le hall d’entrée. Il retire ses chaussures, prend son arme et monte l’escalier, sans faire de bruit.

il court jusqu’à : il fait très vite le trajet pour arriver à
retirer : contraire de mettre

     Il arrive au quatrième étage. Il y a une seule porte. Il regarde sa montre : « trois secondes... »
     Brusquement, un bruit infernal : « Les voilà ! C’est le moment ! », se dit-il.
     Il force la porte et court jusqu’à la fenêtre.
     Les mains en l’air ! crie-t-il.
     L’homme lève les bras. Il n’a pas d’arme, uniquement des jumelles à la main. Près de la fenêtre, sur un lit, Mariana est là, ligotée et bâillonnée.
     – C’est fini, mademoiselle, tout va bien maintenant !

***

     La rue est un vrai champ de bataille. Des policiers bloquent la circulation, et il y a une ambulance.
     À cinquante mètres de là, le commissaire Beaulieu parle avec deux hommes qui sont dans une Mercedes noire.
     – Votre fille va bien, Senor Cruz. Elle va à l’hôpital pour des examens. Le kidnappeur n’est pas vraiment dangereux mais c’est un garçon bizarre, un peu lunatique. Il s’appelle Gilles Grangier, il est serveur dans un café.
     – Vous le connaissez ?

forcer la porte : l'ouvrir par la force, par effraction
Les mains en l’air ! : l'ordre impératif donné par un policier à un gangster pour le neutraliser
ligoter : attacher fortement quelqu’un avec une corde pour qu'il ne puisse pas bouger
bâillonner : mettre quelque chose sur la bouche de quelqu’un pour qu'il ne puisse ni parler ni crier
un champ de bataille : le lieu de combat

     – Moi, non. Mon fils.
     – Mais comment cet individu connaît-il la véritable identité de mademoiselle Cruz ? demande l’ambassadeur.
     – À cause d’une photo de Mariana dans un magazine people. Gilles Grangier déteste son travail. Un jour, il voit mademoiselle Cruz dans un magazine et la reconnaît. Une idée folle lui passe par la tête : il va la kidnapper et devenir riche ; il va oublier le bar, Paris, la vie qu’il déteste ! Il découvre où elle habite et loue un studio en face. Puis il attend le bon moment : le jour de l’anniversaire de mademoiselle Cruz. Ce jour-là, il se présente avec des fleurs ; il dit que c’est de la part de... mon fils. Votre fille, Senor Cruz, le reconnaît et le fait entrer. La suite, vous la connaissez...
     – Merci, merci, commissaire, répète le père de Mariana.
     – Ce n’est pas moi qu’il faut remercier, c’est mon fils, Alexandre. Mais, avec tout mon respect, Senor Cruz, je crois que votre fille le fera elle-même très bien...

louer : payer une somme d’argent au propriétaire pour pouvoir habiter son logement
la suite : ce qui vient, se passe après


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