Quelle histoire !!!
Nous arrivons
chez Mariana. La porte est fermée mais mon père l’ouvre facilement avec son
passe-partout.
– Regardez !!!
s’exclame Sofia.
Sur le miroir,
il y a un nouveau message : « 2 millions de dollars avant 48 heures. »
– Qu’est-ce
que ça signifie ?
– C’est
simple, répond mon père. Ça veut dire que quelqu’un nous observe !
– Mais qui ?
– C’est la
question ! Et je vais trouver la réponse. Vous, vous restez là... Surtout,
n’allumez pas de lampes et ne regardez pas par la fenêtre, d’accord ? Moi, je vais faire
un tour...
* * *
Dans sa voiture, le commissaire Beaulieu prend des
jumelles et les cache sous son imperméable.
un passe-partout : la clé spéciale qui peut ouvrir
différentes portes
faire un tour : se promener; ici, pour trouver un indice
des jumelles : l'instrument de vision (plus petit qu’un
télescope) qu' il permet
de voir loin
cacher : dissimuler, ne pas montrer
Il entre de
nouveau dans l’immeuble et monte les escaliers; il passe devant la porte de
Mariana, monte deux étages supplémentaires et sonne à une porte. Un homme, 50
ans plus ou moins, ouvre brusquement.
– Qu’est-ce
que vous voulez ? demande-t-il d’un ton peu aimable.
– Police, dit
Beaulieu. Désolé de vous déranger. C’est très important. Je peux entrer ?
L’homme,
contrarié, laisse entrer le commissaire.
– Cette
fenêtre... elle donne sur la rue ?
– Oui.
Beaulieu se
met près de la fenêtre, derrière les rideaux et observe l’immeuble d’en face.
Il se concentre sur les fenêtres des pièces qui paraissent inoccupées.
Brusquement, il a une idée. Il appelle son fils :
– Alexandre,
c’est moi. Écoute : tu vas allumer le salon et te promener à l’intérieur, pour
faire croire que tu cherches quelque chose. D’accord ?
– D’accord.
Beaulieu
recommence son observation. Enfin, un rideau bouge au quatrième étage. Il voit
une silhouette derrière le rideau, un bras et... oui, c’est ça, des jumelles !
« Il n’y a pas
de temps à perdre », se dit Beaulieu.
– Merci pour
tout, dit-il à l’homme et il part.
un rideau : la pièce de toile fixée à une fenêtre pour décorer la maison et atténuer la lumière
allumer : faire fonctionner une lampe pour donner de la
lumière
bouger : se déplacer
Beaulieu est
dans la rue, son portable à la main.
« Allô, unité
centrale, ici Beaulieu. Appel d’urgence. Je suis au 7 de la rue Bréa. J’ai
besoin de trois voitures de police. Deux pour bloquer la rue, et une autre
devant l’immeuble. Dans dix minutes exactement. »
Puis il
appelle son fils.
– Des voitures
de police vont arriver d’un moment à l’autre. Ne bougez pas et n’ouvrez pas les
fenêtres !
Il met en
marche le chronomètre de sa montre et court jusqu’à l’immeuble d’en fac; là, il
regarde sa montre : « Dans cinq minutes, ils sont là ! » Il entre dans
l’immeuble. Il est seul dans le hall d’entrée. Il retire ses chaussures, prend
son arme et monte l’escalier, sans faire de bruit.
il court jusqu’à : il fait très vite le trajet pour
arriver à
retirer : contraire de mettre
Il arrive au
quatrième étage. Il y a une seule porte. Il regarde sa montre : « trois
secondes... »
Brusquement,
un bruit infernal : « Les voilà ! C’est le moment ! », se dit-il.
Il force la
porte et court jusqu’à la fenêtre.
– Les mains en
l’air ! crie-t-il.
L’homme lève
les bras. Il n’a pas d’arme, uniquement des jumelles à la main. Près de la
fenêtre, sur un lit, Mariana est là, ligotée et bâillonnée.
– C’est fini,
mademoiselle, tout va bien maintenant !
***
La rue est un
vrai champ de bataille. Des policiers bloquent la circulation, et il y a une
ambulance.
À cinquante
mètres de là, le commissaire Beaulieu parle avec deux hommes qui sont dans une
Mercedes noire.
– Votre fille
va bien, Senor Cruz. Elle va à l’hôpital pour des examens. Le kidnappeur n’est
pas vraiment dangereux mais c’est un garçon bizarre, un peu lunatique. Il
s’appelle Gilles Grangier, il est serveur dans un café.
– Vous le
connaissez ?
forcer la porte : l'ouvrir par la force, par effraction
Les mains en l’air ! : l'ordre impératif donné par un policier à un gangster pour le neutraliser
ligoter : attacher fortement quelqu’un avec une corde pour qu'il ne puisse pas bouger
bâillonner : mettre quelque chose sur la bouche de
quelqu’un pour qu'il ne puisse ni parler ni crier
un champ de bataille : le lieu de combat
– Moi, non.
Mon fils.
– Mais comment
cet individu connaît-il la véritable identité de mademoiselle Cruz ? demande
l’ambassadeur.
– À cause
d’une photo de Mariana dans un magazine people.
Gilles Grangier déteste son travail. Un jour, il voit mademoiselle Cruz dans un
magazine et la reconnaît. Une idée folle lui passe par la tête : il va la
kidnapper et devenir riche ; il va oublier le bar, Paris, la vie qu’il déteste
! Il découvre où elle habite et loue un studio en face. Puis il attend le bon
moment : le jour de l’anniversaire de mademoiselle Cruz. Ce jour-là, il se
présente avec des fleurs ; il dit que c’est de la part de... mon fils. Votre
fille, Senor Cruz, le reconnaît et le
fait entrer. La suite, vous la connaissez...
– Merci,
merci, commissaire, répète le père de Mariana.
– Ce n’est pas
moi qu’il faut remercier, c’est mon fils, Alexandre. Mais, avec tout mon
respect, Senor Cruz, je crois que
votre fille le fera elle-même très bien...
louer : payer une somme d’argent au
propriétaire pour pouvoir habiter son logement
la suite : ce qui vient, se passe après

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