Oh ! n'insultez
jamais une femme qui tombe !
Oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe !
Qui sait sous
quel fardeau la pauvre âme succombe !
Qui sait
combien de jours sa faim a combattu !
Quand le vent
du malheur ébranlait leur vertu,
Qui de nous
n'a pas vu de ces femmes brisées
S'y cramponner
longtemps de leurs mains épuisées !
Comme au bout
d'une branche on voit étinceler
Une goutte de
pluie où le ciel vient briller,
Qu'on secoue
avec l'arbre et qui tremble et qui lutte,
Perle avant de
tomber et fange après sa chute !
La faute en
est à nous; à toi, riche ! à ton or !
Cette fange
d'ailleurs contient l'eau pure encor.
Pour que la
goutte d'eau sorte de la poussière,
Et redevienne
perle en sa splendeur première,
Il suffit,
c'est ainsi que tout remonte au jour,
D'un rayon de
soleil ou d'un rayon d'amour !
Victor Hugo

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