суббота, 5 декабря 2015 г.

Chapitre 2: "L’île Lincoln" (Transcription + Audition)

 

                                      L’île Lincoln

         Le reporter examine le corps inanimé de son ami.
     - Il est vivant ! dit-il. De l’eau, vite !
     Harbert obéit aussitôt.
     Gédéon met des gouttes d’eau sur les lèvres de l’ingénieur. Cyrus fait un mouvement et regarde ses amis. Il prend la main de Gédéon et demande :
     - Île ou continent ?
     - Quelle importance ? s’exclame Pencroff. Vous êtes vivant et nous sommes contents !
     L’ingénieur fait un signe affirmatif et ferme les yeux. Il dort à nouveau.
     Nab, Harbert et Pencroff vont fabriquer une civière pour transporter Cyrus. Quand ils reviennent, l’ingénieur est réveillé. Il sourit à ses amis.
     - Vous pouvez m’écouter sans vous fatiguer, Cyrus ? demande Gédéon.
     - Oui.
     Le reporter raconte tout : l’atterrissage, la constatation de sa disparition, la préoccupation de tous, la tristesse de Nab et... la joie de le retrouver grâce à Top.
     - Et vous ? continue le reporter, racontez-nous.
     Cyrus cherche dans sa mémoire. Des images défilent dans sa tête :
     - Le vent m’oblige à lâcher les cordes du filet, dit-il d'une voix faible, je me vois tomber dans la mer et nager, nager... mais mes souvenirs s’arrêtent là. Ma présence ici, dans les dunes, est un mystère pour moi.
     - Il y a des traces de pas qui viennent de la plage. Ce sont vos pas, sans doute..., dit Pencroff.
     - Je ne crois pas. Je ne me rappelle pas... Désolé.
     À midi, les hommes installent Cyrus sur la civière et vont à la grotte.
     Quand Cyrus se réveille, le matin suivant, il demande à nouveau :
     - Île ou continent ?
     - Eh bien, nous ne savons pas, monsieur Smith ! répond Pencroff.
     - Alors, il faut chercher..., dit Cyrus, il faut chercher un point élevé pour observer le paysage et trouver, peut-être, une réponse à ma question.

* * *
                                                                        29 mars. Dix heures du matin.
     L’ingénieur et Gédéon partent explorer la région. Les autres s’occupent de la nourriture.
     Le soir, Nab, Harbert et Pencroff rentrent les bras chargés de différents produits : un cochon sauvage, des baies, des œufs... L’ingénieur et Gédéon sont là, devant un beau feu. Ils font aussitôt cuire le cochon.
     - Il y a une montagne, après la forêt qui est là-bas, explique Gédéon. Demain, nous allons l’escalader et observer les lieux !

                                                                      30 mars. Sept heures du matin.
     Les cinq hommes se mettent en route.
     Ils arrivent bientôt au pied de la montagne. Sa forme est étrange : elle est constituée d’un premier cône puis d’un deuxième, plus petit et rond, placé sur le premier comme un grand chapeau. L’ascension du premier cône dure sept heures.
     Les hommes, fatigués, décident de se reposer. Ils installent un campement et mangent du porc froid et des pignons. Puis ils se couchent pour passer la nuit.
                                                                                                                                                                                                       31 mars. Six heures du matin.
     Ils commencent à escalader le deuxième cône. Le temps est magnifique.
     - Cette montagne est un ancien volcan, dit Gédéon.
     À huit heures, ils sont au sommet. Ils regardent de tous les côtés.
     - La mer, la mer... ! s’exclament-ils.
     - Nous sommes sur une île et elle n’est pas grande, dit Cyrus d’une voix grave.
     Ils observent attentivement le paysage : des forêts, du côté sud, et une rivière; entre le volcan et la côte est, un lac avec de grands arbres verts sur ses berges.
     - C’est un lac d’eau salée ? demande Pencroff.
     - Non, son eau vient de la montagne, répond Cyrus.
     - L’île est habitée ? s’interroge le reporter.
     Tous observent le paysage en silence : pas une cabane, pas de fumée, pas de trace de la présence de l’homme.
     - Déserte, dit Cyrus. Mes amis, j’ignore combien de temps nous allons vivre ici, mais nous allons travailler dur et faire de cette île notre pays.
     - Commençons immédiatement, dit Pencroff. En route pour la grotte !
     - Un moment. Donnons d’abord un nom à cette île et aussi à la montagne, au lac...
     - Bonne idée, dit Gédéon. Choisissons des noms qui rappellent l’Amérique.
     - Le mont Franklin pour la montagne ? demande Cyrus.
     - Bien, dit Pencroff. Pour la rivière, je propose Mercy, une manière de dire merci pour son eau...
     - ...et le lac, Grant, ajoute Gédéon.
     - Et l’île ? demande Harbert.
     - Je propose le nom de l’homme qui combat pour l’unité de l’Amérique : l’île Lincoln.
               
                                                       * * *
     À partir de ce jour, les hommes travaillent avec énergie et enthousiasme pour améliorer la vie quotidienne. Avec les matériaux trouvés dans la nature, ils fabriquent des ustensiles de cuisine, des arcs et des flèches pour chasser, des outils...
     Pour eux, la vie sur l’île est chaque jour plus agréable.


               

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